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o Interview avec Jacques Pradel sur Europe 1, le 18 avril 2007
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o Sur France Bleu à propos de "Nos amis les Terriens", le 17 avril 2007
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o Emission spéciale des "Les grosses têtes", mai 2007
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Vidéos

o Entretien avec Boris Cyrulnik sur Allociné  mars 2007

 
 

Sur le Web

o Unificationfrance.com  Avril 2007

o Les avis des internautes sur Allociné

o Nice premium  15 Avril 2007

o Arte.tv  3 Avril 2007

o Festival du film fantastique de Bruxelles  Mars 2007

 
 

Dans la presse

METRO  18 avril 2003
La vraie science-fiction,
c'est le changement de morale

 
Après vingt ans d'attente, l'écrivain Bernard Werber sort son premier film, Nos amis les Terriens

 
Ni film traditionnel, ni documentaire, Nos amis les Terriens est, selon le mot de son réalisateur, un ofni: objet filmique non identifié. Imaginez : les extraterrestres nous découvrent et décident de nous observer. Nous voilà décortiqués dans notre fonctionnement primaire, dans notre environnement, dans nos habitudes... Porté par la voix off de Pierre Arditi, ce documentaire animalier dont vous et moi sommes les héros appelle à une réflexion ô combien vaste: Qui sommes-nous? Bernard Werber commente.

 

Comment avez-vous abordé votre ofni ?

J'avais commencé par filmer des fourmis dans le genre du documentaire animalier, et ça m'a servi de base pour filmer celui-ci. J'ai repris la même manière de placer la caméra, et je me suis intéressé aux humains comme aux fourmis. Ça m'a aussi permis de trouver une attitude neutre: quand il y avait une guerre chez mes fourmis, je n'intervenais pas. Les extraterrestres n'interviennent pas non plus quand ce qu'ils voient est choquant.

 

Parce qu'ils ne savent pas que c'est choquant ?

Parce qu'ils n'ont pas la même morale. La vraie science-fiction, c'est le changement de morale.
Et de perception.

 

Vous ne jugez jamais...

Le ton du film est donné par l'absence de jugement. Il est fait pour retrouver son âme d'enfant, en enlevant tous les préjugés. Après, les gens sont-ils prêts à vivre cette expérience?

 

Il y a des images surprenantes sur un abattoir de poulets...

Ce que je voulais montrer avec cette scène, c'est une forme d'hypocrisie. On veut qu'il y ait des crimes, mais pas visualiser comment ça se passe. Je montre beaucoup de choses qu'on ne veut pas voir: comment on fait l'amour, comment on meurt, comment on naît... L'accouchement est une image-choc, alors que les gens sont habitués à voir des tueries au cinéma...

 

Cette expérience de réalisateur vous a-t-elle transformé en tant qu'auteur?

Oui, ça a changé ma manière d'écrire, j'écris encore plus dans l'image qu'avant!

 

Vous recommencerez ?

Ça dépendra de l'accueil de celui-ci. Il y a un tel challenge... Le problème, quand on sort de l'ordinaire, c'est qu'on est dans une aventure complète. Peut-on encore faire du cinéma sans stars?

 

La B.O. est très originale...

Je trouve la musique d'Alex Jaffré et de Loïc Etienne extraordinaire, avec des violons et des gamelans indonésiens. C'est une musique extraterrestre! D'ailleurs, on peut la télécharger gratuitement sur mon site.

 

 

TÉLÉ 7 JOURS  27 mars 2007

 

 

 

Brussels International Festival of Fantastic Film  mars 2007

On croyait être les seuls êtres évolués de l'univers. On avait beau trifouiller toute la galaxie au télescope: jamais rien sur aucune planète. Seulement, cette fois, ça y est, on en a trouvé une, avec plein d'êtres apparemment intelligents dessus. Aussitôt, on a envoyé une équipe de scientifiques les étudier. Leur mission, capturer deux spécimens en état de se reproduire et les observer, dans et au dehors de leur écosystème naturel. Habitudes, comportement, sexualité, nourriture, communication, tout est étudié, filmé, disséqué puis renvoyé chez nous pour analyse plus approfondie. Il faut dire que, pour l'instant, les résultats ne sont pas des plus concluants. C'est que ce sont des êtres bizarres, ces Terriens. On savait Bernard Werber, la star de la littérature de S.F. française, fan de cinéma et on savait qu'il caressait depuis un petit temps l'idée de passer au long métrage après deux courts, dont un - La Reine de Nacre - présenté ici même en son temps. C'est sous l'égide de Claude Lelouch qu'il est finalement parvenu à sauter le pas. Adaptation de sa propre pièce de théâtre, Nos Amis Les Terriens est du pur Werber: un basculement de perspectives qui permet de tendre, avec pertinence et humour, un miroir à l'être humain, d'en décortiquer l'organisation sociale, de le désacraliser pour mieux en extraire la grandeur pathétique. Adoptant la forme d'un faux documentaire tourné par des extra-terrestres, le film arrive ainsi à nous rendre spectateurs de nos propres comportements et nous fait du coup rire (jaune) sur toutes ces habitudes que nous ne voyons même plus.

 

 

IL PICCOLO  23 novembre 2006

Les Aliens venus de France par Bernard Werber

Article à l'occasion de la projection de "Nos amis les terriens" au festival du film de Trieste.
Il Piccolo est un quotidien du nord de l'Italie

 
Grace à la France, à laquelle la rétrospective voyage fantastique est également dédiée, la compétition du festival Scienceplus fiction démarre sur les chapeaux de roues. Le film qui a inauguré la compétition hier soir, intellectuellement pointu, snob, très français, mais aussi émouvant, s'intitule Nos amis les terriens. Ce film résente les débuts au cinéma (soutenu par Claude Lelouch) d'un auteur très célèbre de science fiction, Bernard Werber.

Et dans ce premier long-métrage Bernard Werber à bien réussi à détourner d'un point de vue satirique la science fiction traditionnelle comme l'avait déjà fait la nouvelle vague avec Jean-Luc Godart.

En effet, il s'agit bien de nous et nous sommes bien c'est terriens dont B.Werber parle dans son film. Et par le biais d'un changement de perspectives très amusant, Werber nous regarde de loin en prenant le point de vue d'extra-terrestres beaucoup plus évolué que nous, qui nous observe et qui nous étudie scientifiquement. C'est ainsi que « un homme et une femme » sont enlevés et analysés dans leurs comportements en milieu captif par ces extra-terrestres gentils et cultivés qui s'expriment à travers une voix-off détachée de tout jugement. C'est cette voix qui commente également les habitudes névrotiques (mais séduisantes) d'une ville comme il y en a partout : Paris. Elle les décrits en les regardant d'un point de vue extérieur. Ainsi, elle rédige une sorte « d'encyclopédie » drôle et emblématique des habitudes, des vices et des passions qui nous caractérisent et nous différencient.

Le jeu sociologique de Werber, par le biais de l'escamotage de ce point de vue extérieur et extraterrestre, s'exprime dans la description de ce que l'on est comme nous n'avons jamais été décrit: ridicules, effrayés et cruels.

La description du moment du réveil d'une jeune fille qui se regarde dans un miroir pour vérifier si elle n'a pas changé durant la nuit est vraiment hilarante.

Ce regard sur l'humanité, qui selon les autres locataires de l'univers, est obsédée par la dimension de vivre en communauté, par la nourriture, la reproduction et par toutes les communications se développe en utilisant la science-fiction comme prétexte, pour nous parler du présent comme le font nos réality-show. Et si l'observation proposé dans cette aplogue nous rappelle « Big brother », les deux cobayes observés tout nus et dans une cage invisible en lévitation dans l'espace nous rappelle aussi le modèle de « Survivor » (Ko-Lantah pour nous).

Ce film est une œuvre didactique, à visée pédagogique, et à teneur caustique.

Paolo Lughi

 

 

STUDIO  octobre 2006

Les hommes à la loupe

Je ne sais pas si c'est une perle, mais c'est assurément une curiosité. Nos amis les Terriens est le premier long métrage de Bernard Werber, auteur à succès des Fourmis. Il a été présenté hors compétition en ouverture du Festival des films du monde à Montréal. Conçue comme un documentaire animalier qu'auraient réalisé des extraterrestres mystérieux sur les hommes et leurs comportements (à la fois en liberté et en captivité), cette fable ne manque ni de pertinence, ni d'ironie, ni de drôlerie. Certes, Werber, n'évite pas toujours les généralités, ni les lieux communs, mais, dés qu'il resserre son approche et son point de vue, dès qu'il raconte les hommes comme il avait raconté les fourmis, c'est étonnant, et même captivant. Il reste juste à souhaiter qu'on ne fasse pas, en observant les lions et les tigres, autant d'erreurs d'interprétations que ces extraterrestres, hypersophistiqués peut-être, mais pas très finauds ! Pas étonnant en tout cas que ce soit Claude Lelouch qui ait produit ce film bizarre qui ne ressemble à aucun autre, et qui se joue aussi bien des règles du cinéma que des hommes et des femmes, que des hasards et des coïncidences…

Jean-Pierre Lavoignat

 

 

 


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